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JOURNEES INTER-PARTENARIALES

Vendredi 29 Novembre 2019

Ados sous mesure de protection : Quel parcours de soins en santé mentale ?

C’est par un travail de veille auprès d’adolescents à risque suicidaire que le Réseau Asma soutient le projet de soins qui leur est proposé après un passage aux urgences. Pour cela, le « veilleur », dans son rôle de prévenir un (nouveau) passage à l’acte suicidaire, aura pour mission d’éviter les ruptures dans le parcours de soins.

Or pour les pré-adolescents et adolescents en situation de placement notre expérience de veille est souvent confrontée à des difficultés. Aussi, c’est cette expérience singulière qui nous a conduit à vous proposer pour le thème de cette journée annuelle de réfléchir aux problématiques spécifiques posées par les enfants et adolescents en situation de placement.

Pour rappel, le placement d’un enfant est une mesure de protection qui interagit avec son milieu familial, soit en le retirant, soit en le maintenant, mais avec des mesures contraignantes d’accompagnement, permettant, en cas de nécessité, de l’extraire temporairement de sa famille. Il s’agit de le protéger quand son entourage n’est pas en mesure de garantir ses besoins : sa santé, sa sécurité ou sa moralité.

Le mineur est alors confié, dans la très grande majorité des cas, à l’aide sociale à l’enfance qui organise le placement en diligentant son accueil dans un établissement spécialisé (Maison d’Enfants, Famille d’Accueil …).

Au fil du temps, suivant les transformations du contexte l’environnant ou de sa présentation « clinique », le cadre, les modalités d’accueil de l’enfant vont évoluer ; et parfois en nombre et très rapidement.

Alors que nous savons tous, combien ces enfants sont fragiles et vulnérables, combien leurs besoins en soins sont spécifiques, nous avons parfois l’impression de répondre à côté, de ne pas être à la bonne place ou de ne pas avoir les moyens de proposer une réponse adaptée aux multiples problèmes posés. Ils nous échappent parfois, nous affolent ou, plus couramment, nous « inquiètent ». Pas seulement parce qu’ils sont adolescents, mais aussi, peut-être, parce qu’ils sont chahutés dans un parcours de vie accidentée, éloignés ou privés d’une figure d’attachement stable et sécurisante. Alors, quand nous les rencontrons, soigner leurs troubles psychiques, très souvent, sans anamnèse, sans biographie, sans analyse fonctionnelle constitue une mission périlleuse, voire impossible. Or du fait même de la spécificité de ses troubles, l’enfant placé n’est pas en mesure de se raconter, de se situer, de restituer son histoire. Il reste posé, là, dans un ici et maintenant, chahuté, comme un bouchon flottant au fil du temps qui s’écoule.

Dans ces conditions, élaborer, tisser un projet de soins apparait, sachant le risque de rupture, comme une gageure. Le parcours de soins peut rapidement devenir chaotique et les ruptures que nous constatons, que nous vivons, n’en sont qu’un écho.

Cette journée que nous vous proposons, devrait nous permettre de mieux comprendre, mieux appréhender et nous situer, chacun de sa place, de son institution, dans ses situations complexes, tant sur le plan théorique qu’à partir de nos retours d’expériences…

Au plaisir de notre rencontre du 29 novembre...

Gilbert Fabre, Président Asma

David Soffer, Directeur Asma

Vendredi 28 Septembre 2018

20 ans après les recommandations de l’ANAES : de nouvelles prises en charge de l’adolescent suicidant ? 

Lieux d'accueil et de soins pour adolescents à Marseille

ASMA - Association Suicide et Mal-être de l'Adolescent - 249 bd de Sainte Marguerite 13009 Marseille - 2020